Forces motrices au travail : comprendre vos motivateurs profonds
Pourquoi faites-vous ce que vous faites ? Les forces motrices révèlent vos motivateurs profonds et ce qui anime vraiment votre équipe.
Vous avez probablement déjà travaillé avec quelqu’un d’aussi compétent que vous, dans les mêmes conditions que vous et qui s’épuisait là où vous vous animiez. Ou l’inverse.
Ce n’est pas une question de discipline ni de talent.
C’est une question de forces motrices, ces motivateurs profonds qui déterminent pourquoi vous faites ce que vous faites, et ce qui vous donne de l’élan ou vous en prive.
Compétences et motivateurs : deux choses très différentes
On confond souvent les deux.
Les compétences répondent à la question : qu’est-ce que vous savez faire ? Les forces motrices répondent à une question différente : pourquoi est-ce que vous le faites ?
Un dirigeant peut être excellent dans un domaine et complètement épuisé de l’exercer. Parce que la compétence est là, mais le motivateur ne l’est pas. Il fait ce qu’il sait faire mais pas ce qui l’anime.
Et à l’inverse, quelqu’un de moins expérimenté sur un sujet qui l’anime vraiment va souvent aller beaucoup plus loin, beaucoup plus vite parce que l’élan est réel.
Les sept grandes familles de motivateurs
Les recherches en psychologie du travail identifient six grandes familles de forces motrices, septs façons de répondre à la question « pourquoi est-ce que ça vaut la peine ? »
L’intérêt théorique — apprendre, comprendre, analyser. Ce qui motive, c’est la découverte.
L’intérêt utilitaire — l’efficacité, le retour sur investissement, les résultats concrets. Ce qui motive, c’est que ça serve à quelque chose.
L’intérêt esthétique — l’harmonie, la forme, la beauté du travail bien fait. Ce qui motive, c’est que ce soit juste.
L’intérêt social — contribuer aux autres, l’impact humain. Ce qui motive, c’est que ça serve à quelqu’un.
L’intérêt individuel — l’influence, la reconnaissance, le leadership. Ce qui motive, c’est d’avoir un effet.
L’intérêt traditionnel — le sens, la cohérence avec ses valeurs, la continuité. Ce qui motive, c’est que ça soit aligné.
L’intérêt économique — la sécurité financière, l’accumulation de ressources, la stabilité matérielle. Ce qui motive, c’est que ça rapporte et que ça construise quelque chose de concret et de durable.
Chacun a ses propres forces motrices primaires, celles qui donnent de l’élan et ses motivateurs qui épuisent quand ils sont trop présents sans contrepartie.
Ce que ça change dans le leadership
Un dirigeant qui ne connaît pas ses forces motrices risque de construire un rôle sur ce qu’il sait faire plutôt que sur ce qui l’anime.
Il performe mais il s’épuise.
Et ce qu’il ne voit pas toujours c’est qu’il construit inconsciemment un environnement qui correspond à ses propres motivateurs, pas forcément à ceux de son équipe. Il valorise ce qui l’anime, délègue ce qui l’ennuie, et s’étonne que tout le monde ne partage pas ses priorités.
Comprendre ses forces motrices, c’est aussi comprendre pourquoi certains sujets vous mettent en mouvement et d’autres vous pèsent dès le lundi matin.
Forces motrices et cohésion d'équipe
Dans les équipes que j’accompagne, cartographier les forces motrices change quelque chose de précis : on arrête de supposer que les autres sont motivés par les mêmes choses que soi.
Un dirigeant très orienté impact humain va motiver son équipe en insistant sur le sens collectif. Excellent, sauf si la moitié de son équipe est motivée par l’efficacité et les résultats mesurables. Ils veulent savoir ce que ça rapporte, pas ce que ça signifie.
Ces différences ne sont pas un problème à résoudre. Ce sont des leviers à activer si on les connaît.
La vraie question n’est pas « comment mieux motiver mon équipe ? ». Mais plutôt « par quoi sont-ils vraiment animés, et est-ce que ce que je leur propose le touche ? »
La réponse est rarement la même pour tout le monde. Et c’est exactement pour ça qu’elle vaut la peine d’être cherchée.
Et si vous saviez enfin ce qui vous anime vraiment et ce qui anime votre équipe ?
C’est exactement ce que je travaille avec les dirigeants et leurs équipes :
- identifier les forces motrices individuelles et collectives
- comprendre les décalages de motivation qui freinent la collaboration
- construire un environnement de travail qui active l’élan plutôt que de le consumer
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